Un rêve
J'entends la mer,
Cette demoiselle m'appelle.
Le bruit des vagues et le chant du vent marin
M'entourent, et m'ensorcellent.
J'entends la voix de l'ocean
Ce géant, parfois si terrible et effrayant.
Le doux murmure du vent se fait plus insistant.
Je marche sur le rivage désert,
Les dunes de sable s'étandent devant moi.
Seule, solitaire, je reprends le chant du vent.
Il joue avec mes longs cheveux,
Tourne autour de moi, comme un invisible séducteur.
Il m'entraine dans sa danse:
Je tourne, je virevolte.
A l'horizon paraît un navire.
J'interromps ma danse,
Je cours vers le quai, lui aussi désert.
Le majesteux navire lentement accoste.
Voiles blanches et mâts d'argent,
Rames d'ébène et proue en tête de cygne.
A bord, personne.
Je monte, je me promène sur le pont.
J'appelle, personne.
Soudain le bateau s'ébranle et s'éloigne du bord.
Je ne peux rien faire, mais currieusement je n'ai pas peur.
J'ai l'impression de déjà savoir où il veut m'emmener.
Je vois la côte dispparaître progressivement,
Le vent malicieux gonfle les blanches voiles,
Le navire fend l'océan docile.
Je fais route vers le soleil couchant,
Vers un pays inconnu sans doute.
Je ne sais ni ce que j'y trouverai, ni ce que j'y verrai , ni qui j'y rencontrerai,
Mais je sais que ma vie sera belle et heureuse,
Car le vent m'a soufflé à l'oreille
De douces et rassurantes paroles.
Et au fond, je sais que sur ces terres inconnues,
Quelque part,
Il y a quelqu'un qui m'attend depuis très longtemps.
Je ne sais pas qui il est, mais je sais que quand je le verrai,
Je le reconnaîtrai.
K.